Mosaïques
Nous sommes faits des autres
Messies autant qu’apôtres
D’un sourire en passant
Autant que liens du sang
D’un effet papillon
De ce que nous croyons
D’un peu de ce pollen
Que chacun nous amène
Mosaïques humaines
Aux fresques de nos gènes
Nous sommes faits d’échanges
De voix qui se mélangent
Du dernier livre lu
Et du prochain salut
De hasard et de vent
De rencontres souvent
D’une poignée de main
D’un détour de chemin
Mosaïques humaines
Aux fresques de nos gènes
Nous sommes faits encore
D’un peu de nos décors
Et de films, et d’images
Qui lestent nos bagages
De ce tableau peut-être
Ouvrant une fenêtre
De beautés entrevues
Autant que d’imprévus
Mosaïques humaines
Aux fresques de nos gènes
Nous sommes faits de ça
De vice et de versa
De débats infinis
D’idées que l’on renie
De quelques coups de chances
De cris et de silences
De musique et de chants
De mondes se cherchant
Mosaïques humaines
Aux fresques de nos gènes
Nous sommes faits de tout
De petits riens surtout
De miettes et de mots
De poussière et d’émaux
De futur, de passé
De ce qu’on y a laissé
De ce roman de gare
Où notre cœur s’égare
Mosaïques humaines
Aux fresques de nos gènes
Nous sommes faits d’éclats
De vœux et d’entrelacs
De ces routes croisées
Et du dernier baiser
De ruptur’s et d’instants
Autant que d’air du temps
D’un souffle, d’un soupir
De ce qu’il reste à dire
Mosaïques humaines
Aux fresques de nos gènes
Nous sommes faits peut-être
De ce qui vient de naître
De ce qu’il reste à faire
De rêves et de chair
Philippe Thivet
(12/12/2024)
Il revient fair' son numéro,
A la bouche mille chansons,
Dans ses poches quelques photos.
Il a côtoyé des artistes,
Loin des faux nez et des paillettes,
Et revient fair' son tour de piste
En célébrant quelques poètes.
En bel hidalgo de papier
Faisant partager ses humeurs,
Il nous revient les bras chargés
De nouvell's et de coups de cœur.
De vieux amis perdus de vue
A travers ses mots nous reviennent,
Et puis il nous passe en revue
Les nouveautés qu'il nous ramène.
En vert, en jaune, en rouille, en bleu,
Arc-en-ciel des quatre saisons,
Que chacun vienne comme il peut,
Faire chorus à sa façon.
Cinquante et plus, mais peu importe,
Chaque saison le rend plus beau,
Et que le diable les emporte
Ceux qui le pill'nt sans dire un mot.
Et qu'il vous tire le portrait
Ou qu'il vous ouvre sa mémoire,
Ainsi de rencontr's en projets,
Voici qu'il écrit notre histoire.
Il nous ouvre son agenda
Pour prendre d'autres rendez-vous,
Sachant bien sûr qu'il sera là,
Où que ça chante, n'importe où.
Il connaît si bien la chanson,
Qu'il la découvre à chaque instant,
En lettres roug's sur les frontons
Ou au crayon d'un débutant.
En vert, en jaune, en rouille, en bleu,
Arc-en-ciel des quatre saisons,
Que chacun vienne comme il peut,
Faire chorus à sa façon.
Des promesses de ses printemps,
Aux hivers sous sa couverture,
Tell'ment d'automnes foisonnants,
Autant d'étés à l'aventure.
Et s'il connaît bien la musique,
Il peut vous donner sa parole,
De se garder l'esprit critique,
Loin des marchands qui nous racolent.
Et de solstice en équinoxe,
Il faut le voir en grand seigneur,
Entretenir le paradoxe
De ce grand art qu'est l'art mineur.
Comme un petit fil entre nous,
Tissé au fil de ces années,
Qui fait que ces liens que l'on noue
Sont plus que de papier glacé.
En vert, en jaune, en rouille, en bleu,
Arc-en-ciel des quatre saisons,
Que chacun vienne comme il peut,
Faire chorus à sa façon.
Philippe Thivet
(13/01/2005)