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Le larcin

On hurle à l’assassin
Et je plaide coupable
J’ai commis le larcin
Je suis impardonnable

C’est un peu par hasard
Par un soir de printemps
Que je fis cet écart
Le coup était tentant

On l’appelait: L’Ancienne
Habillée de vieux rose
Et j’ai flairé l’aubaine
En apprenant la chose

On la disait précieuse
Peut-être un peu fragile
Mon approche insidieuse
Fut d’autant plus facile

Un foulard de soie verte
Ondulant dans la brise
Mit mes sens en alerte
Ma décision fut prise

Sortant de son jardin
Et le pied dans la tourbe
Ignorant le gredin
Guettant de ses yeux fourbes

Elle était vulnérable
Offerte à tous les vents
J’en fus inarrêtable
Dans ma fuite en avant

Oh vous messieurs les juges
Et les propriétaires
Voyez le subterfuge
Il a tout pour vous plaire

Je me suis approché
Les deux mains dans les poches
Vers sa tête penchée
Pour ce qu’on me reproche

Pas de quoi être fier
Me direz-vous sans doute
Mais c’est l’âme légère
Que je repris ma route

Qu’on hurle à l’assassin
Et je plaide coupable
J’ai commis le larcin
Je suis impardonnable

Non rien n’est innocent
Plaidant contre ma cause
J’ai volé en passant
Le parfum d’une rose

Philippe Thivet
(Chemin de St-Guilhem, 12/05/2026)