Ma francilienne

La marée haut’ d’un champ de blé
Lèche les côtes de son île
Ce tas de cailloux rassemblés
Desquels on a sculpté des villes

Ville lumière qui pavoise
Qui fait la roue sous les néons
Et sa banlieue d’ombres chinoises
Venant slamer sous ses balcons

La marée haut’ d’un champ de blé
Caresse son corps dévoilé

Fille des îles au fil de l’eau
Entre Essonne et rí
o Miño
Ma belle îlienne
De Palaiseau
Ma francilienne

Le feu d’un phare à l’horizon
Embrase un océan de toits
Quelques grand-voiles de béton
Se gonflent d’un vent de noroît

La pieuvre noir’ des autoroutes
Amarre cette terre au loin
Aux quatre vents d’où l’on fait route
Vers la croisée de nos chemins

Le feu d’Eiffel à l’horizon
Me ramène dans son giron

Fille des îles au fil de l’eau
Entre Essonne et rí
o Miño
Ma belle îlienne
De Palaiseau
Ma francilienne

La plage blanche de sa peau
Rappelle au port mon frêle esquif
Et de rivières en ruisseaux
Je mets le cap sur son périph

Nous projetons quelques voyages
En remontant le long des quais
Sachant qu’au bout de nos sillages
La mer déjà fait ses paquets

La plage blanche de sa peau
M’invite au creux de ses îlots

Fille des îles au fil de l’eau
Entre Essonne et rí
o Miño
Ma belle îlienne
De Palaiseau
Ma francilienne

La marée haut’ d’un champ de blé
Lèche les côtes de son île
Ma main remonte sans trembler
Vers le lagon de son nombril

Fille des îles au fil de l’eau
Entre Essonne et rí
o Miño
Ma belle îlienne
De Palaiseau
Ma francilienne

Philippe Thivet
(22/11/2014)

 

 

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